Mozart (1786), Les Noces de Figaro

L’histoire
Une journée palpitante au château du comte Almaviva, près de Séville. Le valet du comte, Figaro, s’apprête à épouser la soubrette Susanna. Mais le comte souhaite faire valoir son droit de cuissage. Il poursuit Susanna de ses pesantes ardeurs jusque dans sa chambre. De plus, des intrigants veulent se venger de Figaro en le forçant à épouser Marcellina. Et puis il y a Cherubino, le page de la comtesse, qui tombe amoureux de toutes les femmes…

Le compositeur et son ouvrage
On s’accorde à dire que chez Mozart, tout est chant, même sa musique instrumentale. L’opéra est pour lui le terrain et le terreau essentiel. Les Noces de Figaro, opéra bouffe italien, en donnent une parfaite illustration. Le contraste est considérable entre la légèreté comique de l’intrigue – portes qui claquent, voix cachées dans un recoin de la pièce – et le nombre des airs et des ensembles à la beauté exceptionnelle. Pourtant l’alternance entre les récitatifs et les airs est aussi naturelle que la respiration.

L’enchantement de la musique de Mozart estompe la portée subversive d’un thème qui, trois ans avant la révolution française, représente la défaite de l’arbitraire aristocratique, le triomphe de l’intelligence sur la force, l’idéal d’une justice fondée sur l’égalité des droits.

L’atelier
L’atelier lève une petite part du mystère de la musique de Mozart en montrant comment l’apparente simplicité d’une mélodie est servie par l’infinie subtilité et plasticité des rythmes, des accents, des couleurs et de l’harmonie, ainsi que par la nature extraordinairement “organique” de la ligne mélodique.

La version écoutée
Mozart, Le Nozze di Figaro (Decca, 1989)
Siepi, Gueden, Danco, Della Casa, Poell,…, Wiener Philarmoniker, dir. Erich Kleiber