Tchaïkovski (1875), Concerto pour piano n°1

Le compositeur et son œuvre
Tchaïkovski, enfant hypersensible, eut pour sa gouvernante suisse l’affection d’un fils. Contribua-t-elle à lui donner la confiance et la force indispensables pour devenir celui que Chostakovitch considère comme “l’une des pierres angulaires de la culture musicale russe”?

Quand Tchaïkovski présenta son Concerto à son patron, le pianiste et directeur du conservatoire de Moscou Nikolaï Rubinstein, avec l’idée de le lui dédier, celui-ci lui notifia que son concerto était injouable et ne valait rien. Ainsi commence l’histoire du Concerto devenu l’une des œuvres les plus célèbres de la musique russe, un concerto qui allie avec la force de l’évidence thèmes du folklore ukrainien et influences occidentales, puissance orchestrale, haute virtuosité et intensité lyrique. Ironie de l’histoire, le Concerto fut créé à Boston en 1875 par le pianiste Hans von Bulow.

L’atelier
Première partie: Mélodies. Tchaïkovski fut un grand mélodiste, admirateur de Mozart et  de Schumann. Son œuvre met à l’honneur les textes de ses contemporains poètes.

Seconde partie: Concerto pour piano n°1. Présentation du plan d’ensemble, commentaire des passages clés et jeux d’écoute.

La version écoutée
Tchaïkovski, Concerto pour piano n°1 (Deutsche Grammophon, 1986)
Ivo Pogorelich, piano,  Claudio Abbado, direction, London Symphony Orchestra