La Renaissance et l’amour

Botticelli (1485), Naissance de Vénus

Si le thème de l’amour est le plus universel des thèmes, la Renaissance le chante sous le signe du printemps, des fleurs, des oiseaux et de la poésie. Par le madrigal en Italie et en Angleterre, par la chanson en France et en Flandres, tant à plusieurs voix qu’à une seule, avec ou sans instruments, l’amour est chanté dans tous les modes: populaire et savant, mélancolique et grivois, platonique et sensuel.

À la Renaissance, la noblesse et la virtuosité du rossignol valent autant que la gaîté et l’inconstance du coucou. À la Renaissance, le même musicien peut créer une mélodie exquise pour l’office du dimanche le jour et une mélodie populaire pour un public de taverne la nuit. L’amour et l’église, l’amour et l’argent, ou la coquetterie de Vénus, rien n’échappe à l’esprit joueur des hommes et des femmes de la Renaissance pour qui la vie est un théâtre et l’amour une Scène.