Stage d’écoute de la musique Russe – la tension des aimants

Par Claudio Chiacchiari (conférencier) et Inna Petcheniouk (pianiste)
Date du jeudi après-midi 29 octobre au dimanche 1er novembre 2020
Lieu  
Beatenberg (près d’Interlaken, Suisse)
Nombre de participants 12 à 22
Inscription Le stage est confirmé (plus de 12 participants inscrits). Il reste des places
Tarifs du stage
dès 780 frs/pers. (chambre double)

Le stage
Qu’est-ce qui distingue la musique russe ? Qui étaient les compositeurs russes aux tournants du 19e et du 20e siècle ? Dans quel contexte historique ont-ils composé ? Le stage Russe – la tension des aimants vous propose d’explorer ces questions lors d’une immersion de 3.5 jours au cœur de la culture et de la musique russe.

Basé sur des activités originales d’analyse de la musique par l’écoute, avec des supports visuels, des écoutes guidées et des illustrations au piano, le stage est accessible à tous.

Le lieu
Le stage se déroule dans le village de Beatenberg, au pied du Niederhorn, d’où l’on découvre le plus fantastique panorama de l’Oberland bernois (Eiger, Mönch et Jungfrau). Une pause samedi matin est consacrée à la montée en télécabine au Niederhorn.

Russe – la tension des aimants
La musique russe prend son essor lorsque les frères Anton et Nikolaï Rubinstein fondent les conservatoires de Saint-Pétersbourg en 1862 et de Moscou en 1866. Dès le début, les compositeurs sont pris entre l’aimant de l’infini sibérien et l’aimant de l’infini occidental, entre l’attraction qui fixe à la terre russe et la distraction qui ouvre aux influences européennes.

Comment ne pas se perdre en quittant son centre ? Comment se trouver en restant au centre ? Tchaïkovski, Scriabine, Stravinski, Prokofiev, Moussorgski et Chostakovitch résolvent ces dilemmes en tendant le fil de leur vie. Pour créer ils doivent tourner, produire un mouvement circulaire, explorer la marge. Mais ils ne restent ni au centre ni au bout de leur fil, ils sont sur le fil. Exilés dans la tension des aimants, ils vont et viennent, équilibristes, entre centre et périphérie. Plus ils vont vers Paris, Vienne et New-York, plus ils deviennent russes. Plus ils deviennent russes, plus ils aimantent Paris, Vienne et New-York.

Le programme
Un siècle d’histoire de la musique russe en 6 demi-journées de 3 heures. Chacune aborde l’œuvre clé d’un compositeur avec, en introduction, ses mélodies sur des poèmes russes :
Tchaïkovski (1875), Concerto pour piano n°1
Moussorgski (1874), Tableaux d’une exposition
Stravinski (1913), Le Sacre du Printemps
Scriabine (1907), Sonate pour piano n°5
Prokofiev (1942), Guerre et Paix (opéra)
Chostakovitch (1941), Symphonie n°7, Léningrad