Chostakovitch (1941), Symphonie Léningrad

Samedi 10 juin 2017, 9h-12h
Lieu   Conservatoire Populaire de Musique, Bvd Saint-Georges 36 (Genève) accès
Tarif de l’atelier   50 frs, support d’atelier et pause café inclus
Infos pratiques et formulaire d’inscription

Le compositeur et son œuvre
Comme Moussorgski, Chostakovitch ne quitte pas la Russie, devenue URSS. Comme Prokofiev, il doit composer avec le régime soviétique, alternant productions de propagande sans intérêt et œuvres maîtresses, recevant tour à tour des médailles et des critiques menaçantes. Il forme avec Prokofiev le tandem de proue de leur époque, un tandem aux styles différents. L’œuvre de Chostakovitch est plus sombre, douée d’une sorte de tension nerveuse qui tire à la fois vers le haut et vers le bas, contradictoire, de celles qu’éprouvent les sujets aimants captifs.

La Symphonie n°7  “Leningrad” (opus 60) est, avec le Concerto pour piano de Tchaïkovski, l’une des œuvres les plus célèbres de la musique russe. Créée en 1942 durant le siège de 900 jours imposé à Léningrad par la Wehrmacht, siège qui coûta la vie à 1000’000 de civils, l’œuvre est jouée à Kouybichev le 5 mars 1942 et retransmise à la radio dans toute l’URSS. Elle devient immédiatement le symbole de la résistance russe au nazisme. Le chef Arturo Toscanini la dirige à son tour le 19 juillet 1942 aux États-Unis et contribue à lui conférer une notoriété mondiale. La 7e Symphonie a le rare privilège d’être une œuvre musicale qui a contribué à l’Histoire.

L’atelier
Première partie: Mélodies. Chostakovitch montre le même éclectisme que Stravinski dans le choix des textes qu’il met en musique. Il puise autant chez Shakespeare, à la Renaissance italienne, dans la littérature juive, espagnole ou grecque. Ses mélodies russes font appel aux plus grands poètes, sans oublier les poètes officiels.

Seconde partie: Symphonie n°7  “Leningrad”. Présentation du plan d’ensemble, commentaire des passages clés et jeux d’écoute.

La version écoutée
Chostakovitch, Symphonie n°7, Leningrad
Mariss Jansons (direction), Royal ConcertGebouw Orchestra, RCO (2006, live)