Préludes et fugues du Clavier bien tempéré (1722; 1744)

Samedi 14 octobre 2017, 9h-12h (complet)
Samedi 14 octobre 2017, 14h-17h (ouvert)

Lieu   Conservatoire Populaire de Musique, Bvd Saint-Georges 36 (Genève) accès
Tarif de l’atelier   50 frs, support d’atelier et pause café inclus
Infos pratiques et formulaire d’inscription

Bach, Prélude n°24, CBT I (extrait)


Les 48 préludes et fugues du Clavier bien tempéré (BWV 846-893)
La fugue n’a pas de plan, juste un sujet. Pourtant elle est la plus organisée des musiques. La fugue libère, donc elle contraint. Elle postule l’égalité des voix (pas de subordination) et le respect absolu du sujet, un bref élément mélodique que chaque voix contient. Toutes les voix sont belles et singulières. L’horizontalité prime, mais l’aspiration est verticale. Mystère.

L’interprète qui respecte les règles du jeu est libre d’exprimer l’infinité des combinaisons possibles. L’auditeur, libéré du flux de la mélodie unique, découvre que le temps ne s’écoule pas mais crépite, que le temps est un espace constitué de plusieurs temps, les temps du temps. Polyphonie.

Bach compose à Köthen un premier cycle de 24 préludes et fugues pour le clavier dans les 24 tonalités, puis un second cycle complet à Leipzig. A la fois gardien et pionnier, il utilise deux formes archaïques, le prélude et la fugue, pour promouvoir le “tempérament égal”, une manière révolutionnaire d’accorder l’instrument. Trois siècles plus tard, “les 48” demeurent un dictionnaire de l’infinité des possibles – caractères, styles, rythmes, motifs, couples – l’œuvre qui apprend à jouer, à composer et à écouter. Bach.

Contenu de l’atelier
Une vue d’ensemble de l’architecture du Clavier bien tempéré, la présentation des différents types de préludes et de fugues, des jeux d’écoute.

Versions écoutées
Pierre-Laurent Aimard, Glenn Gould,  (piano), Gustav Leonhard (clavecin), autres versions