
CHF 60.- / place
ou
Sa 10 octobre 2026, de 10h à 13h
Salle Trocmé, 2 rue du Jura, 1201 Genève (à 3 mn à pied de la gare)
L’atelier ne demande pas de connaissances musicales. Il comprend des activités d’écoute sur des enregistrements, et des explications illustrées au piano et en images
Pause café et polycopié (env. 20 pages) inclus
Achat des places ou réservation en ligne (obligatoire)
C’est à 26 ans, sur son lit de mort au monastère des Franciscains de Pozzuoli près de Naples, que Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) termine son Stabat Mater.
L’œuvre lui a été commandée par l’Archiconfrérie des Chevaliers de la Vierge des Sept Douleurs à Naples. La confrérie souhaite remplacer le Stabat Mater d’Alessandro Scarlatti qu’elle fait jouer depuis plus de 20 ans chaque vendredi avant les Rameaux. Pergolesi doit composer pour le même effectif : orchestre à cordes, basse continue et deux solistes castrats.
Il doit mettre en musique le poème latin du 13e siècle Stabat Mater Dolorosa (« Debout, la mère douloureuse ») qui décrit la douleur de la Vierge face au supplice de Jésus. Des nombreux Stabat Mater composés sur ce poème, celui de Pergolesi, « divin poème de la douleur » pour Bellini, est le plus poignant.
Ce Stabat Mater semble tirer sa beauté presque surnaturelle d’un surplus de vitalité provoqué par l’imminence de la mort. Ses douze numéros brefs et très contrastants, le dynamisme de son style concertant, la sensualité des deux voix qui s’entrelacent et tiennent de longues dissonances ensuite résolues, la suavité opératique des mélodies expliquent en partie sa beauté séraphique.