
CHF 60.- / place
ou
Sa 23 janvier 2027, de 10h à 13h
Salle Trocmé, 2 rue du Jura, 1201 Genève (à 3 mn à pied de la gare)
L’atelier ne demande pas de connaissances musicales. Il comprend des activités d’écoute sur des enregistrements, et des explications illustrées au piano et en images
Pause café et polycopié (env. 20 pages) inclus
Achat des places ou réservation en ligne (obligatoire)
En 1724, Bach (1685-1750), nouveau Kantor de l’église de Saint-Thomas à Leipzig, travaille comme un forcené pour produire une cantate par semaine. Et il compose pour Noël un Sanctus qui fera partie de la Messe en si mineur BWV 232 qu’il achèvera en 1749, 25 ans plus tard.
Pourquoi Bach compose-t-il une grande messe catholique en latin dans cette grande ville universitaire luthérienne dont on se dit qu’elle ne chante qu’en allemand ? On ne le sait pas vraiment.
La Messe en si se divise en 25 numéros, 16 chœurs et 9 airs (3 carrés parfaits). L’œuvre alterne chœurs triomphants et concertants qui expriment une théologie catholique de la gloire, et chœurs plus sévères et fugués qui expriment une théologie protestante de la croix.
Les neufs airs de solistes sont tous des duos amoureux à deux voix ou pour un couple voix – instrument chaque fois différent. Les voix s’entremêlent, dialoguent et se fondent l’une dans l’autre, figurant l’union presque charnelle du croyant avec Dieu.
Comme tous les chefs-d’oeuvre incommensurables de Bach, la Messe en si frappe par son équilibre et sa perfection formelle, par la dimension universelle de son expressivité et par la synthèse qu’elle opère de tous les styles musicaux de son temps.