
CHF 60.- / place
ou
Sa 6 mars 2027, de 10h à 13h
Salle Trocmé, 2 rue du Jura, 1201 Genève (à 3 mn à pied de la gare)
L’atelier ne demande pas de connaissances musicales. Il comprend des activités d’écoute sur des enregistrements, et des explications illustrées au piano et en images
Pause café et polycopié (env. 20 pages) inclus
Achat des places ou réservation en ligne (obligatoire)
Mozart comme Pergolesi compose son Requiem sur son lit de mort. Mais il ne le termine pas. Il meurt après avoir écrit les huit premières mesures du Lacrimosa. C’est son élève Franz Xaver Süßmayr qui terminera le Requiem à partir des notes de travail et des indications de Mozart.
En juillet 1791, un commanditaire anonyme commande à Mozart une messe des morts pour sa femme défunte. Il s’agit du comte Walsegg qui fait demander expressément à Mozart de lui livrer le manuscrit sans faire de copie. Peut-être espère-t-il s’attribuer la paternité de l’œuvre. Mais Mozart, tombé malade, avance lentement, car il doit aussi honorer une autre commande, l’opéra La Clémence de Titus qu’il compose en trois semaines.
La beauté du Requiem a la même vigueur surnaturelle que le Stabat Mater de Pergolesi. Mais son style est différent. Les chœurs dominent. L’œuvre n’est pas intimiste. Le Requiem alterne passages rageurs (Dies irae), chants éplorés (Lacrimosa) et fugues jubilatoires (Kyrie). Les airs de solistes sont brefs. Souvent chantés à quatre, comme engendrés par les parties chorales. L’absence de flûtes, hautbois et clarinettes lui donne une tonalité clair-obscur. La douceur n’est pas mise. En mourant, Mozart veut donner la force de vivre à ceux qui écouteront son Requiem.